Quoi faire face au suicide?

2021-08-24

lespsytrucs

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Votre contenu, boss.

Dans notre dernier article, nous avons pris le temps de mieux comprendre ce que consistait la réalité entourant le suicide, les différents mythes et préjugés associés, les différents facteurs prédisposants et les signaux d’alertes. À la suite de cela, avez-vous réfléchi aux bonnes pratiques à mettre en place ? Quels sont les résultats de votre réflexion ? Selon vous, quelles sont les bonnes façons de parler de suicide avec une personne en détresse ? Quelles actions à poser si vous ressentez de la détresse ? C’est ce que nous tenterons aujourd’hui de vous présenter, pour que vous vous sentiez plus outillés face au suicide afin de prendre soin de votre propre souffrance si besoin et pour arriver à être de bon.nes allié.es pour la cause !

Tout d’abord, sachez que votre écoute et votre présence sont à la base des bonnes pratiques à mettre en place. Que ce soit concernant votre propre souffrance ou celle d’un proche, certains éléments peuvent favoriser votre aisance à discuter.

Parler calmement et écouter attentivement

L’importance et la qualité du lien de confiance établit entre deux personnes facilite l’ouverture, les échanges et les confidences. Puis, parler de façon calme et rassurante, tout en démontrant de l’empathie favorisera l’ouverture. Écouter attentivement la personne et encouragez-la à parler de sa propre réalité, tout en évitant de poser trop de questions ou de proposer des solutions trop rapidement. Il est important de la laisser ventiler quelque peu, dans le respect de vos limites et votre rôle auprès de celle-ci.

Éviter le jugement

Éviter de porter des jugements, de verbaliser les fausses croyances que nous avons démystifier dans notre précédent article et éviter des débats. Cela pourrait faire en sorte que la personne se renferme et qu’elle hésite à se confier à nouveau. Il est aussi important de prendre la personne au sérieux, d’éviter les moqueries ou de lui faire la morale.

Encourager, reconnaitre le besoin d’aide et accompagner

Encourager la personne à aller chercher de l’aide et, si cela vous convient, accompagnez-là sans prendre en charge (par exemple, si vous connaissez certaines ressources, fournissez-lui les coordonnées et soyez présent lors de son premier contact téléphonique, sans prendre rendez-vous à sa place).

Osez diminuer cette pression sur vos épaules en discutant avec des proches ou avec un professionnel. Malgré qu’il puisse vous sembler pénible ou inconcevable de demander de l’aide, cela ne représente aucunement un geste de faiblesse.  Au contraire, c’est un geste de considération envers soi que d’accepter que, par moment, nous n’avons pas tous les outils en main et que nous devons être soutenu pour en découvrir de nouveaux. Dès le moment ou vous commencez à vous questionner sur votre état ou l’état d’un de vos proches, c’est déjà une bonne raison d’en prendre soin et d’appeler des ressources afin d’éviter une aggravation.

Des propos suicidaires ne sont pas un secret

Il est important d’éviter de banaliser le suicide. Au contraire, ce n’est pas banal, mais important et inquiétants. Ne portez pas cette lourdeur seul sur vos épaules et cela ferait en sorte de cultiver le côté tabou du suicide. Nommez-lui vos inquiétudes. Puis, ce que la personne vous confie n’est pas un secret et éviter de faire des promesses que vous ne serez pas en mesure de tenir. Par exemple, de promettre que vous n’en parlerez pas à personne. Refuser de tenir ce genre de promesse démontrera à votre proche que sa souffrance vous tient à cœur, que vous considérer qu’il est important qu’il reçoive du soutien. Vous ne briserez pas le lien de confiance si vous refuser cela, au contraire. Il est tout de même important de respecter le rythme de la personne, donc allez-y discrètement afin de la respecter. En agissant ainsi, vous répondrez à son besoin réel qu’elle avait en vous en parlant, soit recevoir du soutien et partager sa détresse.

Demander directement si cette personne pense au suicide

Il est aussi important de briser la peur que nous avons de parler de ce sujet considéré si tabou. Cela pourra permettre à la personne ou à vous-mêmes de libérer cette souffrance et d’établir des solutions ensembles.

Il est important de comprendre que de parler du suicide avec quelqu’un ne fera pas apparaitre des idées suicidaires si elles n’étaient pas présentes auparavant. Et si jamais elles l’étaient, en parler ne précipitera pas un geste suicidaire. Au contraire, c’est de nommer à quelqu’un que vous êtes présents et que vous avez observé sa souffrance, puis lui laisser l’opportunité de le partager à quelqu’un.

Respectez vos propres limites

Malgré qu’il vous soit peut-être possible de déceler certains signaux d’alerte, que vous avez tenté de lui fournir des ressources, n’oubliez pas que vous n’êtes pas responsable des actes de la personne suicidaire. Vous pouvez la soutenir, l’écouter, la conseiller, mais, au final, vous ne pouvez pas faire à sa place ni prendre en charge sa souffrance. Il est aussi important de se permettre de reconnaitre et nommer ses propres sentiments à une personne de confiance ou un professionnel, que ce soit de la culpabilité, de la peur, de la tristesse, du découragement, un sentiment d’impuissance, de la colère, etc.

Ne restez pas seul.e et parlez-en

Malgré que vous ne soyez pas des professionnels de la santé mentale ou dans le domaine du suicide, il vous est possible de venir en aide à une personne suicidaire ou d’appliquer ces notions si vous en ressentez le besoin.  Il se peut que vous observiez que vous ou un de vos proches ne se sent pas bien, que vous vivez une perte de repères, une difficulté à voir des solutions à la souffrance. Si vous observez une détresse chez un membre de votre entourage ou que vous-même en ressentez, que vous avez l’impression d’être à bout de ressources, parlez-en.

<<On estime à six le nombre d’individus vivement touchés par le suicide d’une personne. Les répercussions sociales et familiales liées au suicide sont donc des dimensions qu’il importe de prendre en considération.>>[1]

Ressources disponibles

Les ressources qui nommées peuvent aussi être utilisé si jamais vous avez besoin d’être accompagné dans le soutien que vous donnez à un de vos proches suicidaire. Si vous êtes une personne endeuillée par suicide, ces ressources peuvent aussi vous soutenir dans ce processus douloureux de deuil.


[1] Tiré du document Prévention du suicide ; Guide de bonnes pratiques à l’intention des intervenants des centres de santé et de services sociaux, consulté sur le site internet: https://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/fichiers/2010/10-247-02.pdf

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